Et si on mettait un proverbe chinois ?

Et si on mettait un proverbe chinois ?
"On n'est jamais puni
pour avoir fait mourir de rire".

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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 16:56

AU TEMPS DES CHEVALIERS ... Histoire vécue, au printemps 1998, à Châteaugiron (tout près de Rennes - Ille et Vilaine)

AU TEMPS DES CHEVALIERS ... Histoire vécue, au printemps 1998, à Châteaugiron (tout près de Rennes - Ille et Vilaine)
14 h 05 - Nous laissons Solène et Esther dans la salle de danse, la leçon va commencer... Elles préparent avec beaucoup d' enthousiasme le Gala du 19 juin... Arnaud (5 ans) et moi avions une heure devant nous...

- Si on allait faire un petit tour dans les rues de Châteaugiron ?
- Oh Oui ! On va visiter le château, là où il y avait de l' eau, au temps des chevaliers !

Arnaud s' arrête de sautiller, met ses bras autour de moi, sa joue contre ma main, et me dit, d' une façon qui n' appartient qu' à lui... "ma grand'mère"... ! Moi, je fonds de tendresse ! Je le prends dans mes bras, un gros bisou... et le repose à terre pour qu' il puisse sautiller de nouveau... Quel amour cet enfant !
Il se met à courir. Je le suis, en marchant vite... Soudain, il s' arrête net, et me montre du doigt une grande et vieille porte fermée.

- Le panneau rond, bleu, avec des traits rouges comme ça... (il dessine avec ses mains) ça veut dire qu' on n' a pas le droit d' entrer ?
- Ce panneau là veut dire : interdiction de stationnner devant la porte.
- "Stationner"... Ca veut dire quoi ?
- S' arrêter, se garer...
- Même un vélo ?
- Un vélo ne serait pas trop gênant, mais, peut-être bien... oui, même un vélo !

Il se penche un peu sur le petit pont qui enjambe le fossé du château, et me raconte :

- Tu vois, avant, au temps des chevaliers, et bien le fossé était PLEIN d' eau ! Ils sont où, les chevaliers, maintenant, grand'mère ? Ils sont partis ?
- Oui, mon chéri, ils sont partis... Tu viens ? Tu m' emmènes visiter Châteaugiron ? Je voudrais bien voir des vitrines de magasins de vêtements, tu sais où il y en a ?
- Oh OOouuiii !!! On va aller à SUPER U ! A SUPER U, Il y a plein de vêtements pour les mamans et les grands-mères !
- C' est trop loin, à pieds, mon Arnaud. Nous ne serons pas revenus à temps pour tes soeurs !
- Mais Siiii ! Ce n' est pas loin du tout ! Avec maman, on y va tout le temps ! Il y a des tas de choses !
- Attends, montre-moi d' abord où sont les magasins de Châteaugiron, s' il te plaît !
- Mais SUPER U... c' est à Châteaugiron !

Nous sortons du domaine du château, et débouchons dans une petite rue. Tout de suite, j' aperçois une boutique de vêtements.

- Regarde, c' est joli ça !
- Oh non ! C' est nul ! C' est pas beau du tout ! Et puis, il n' y a même pas de jouet !
- Tu connais une autre boutique ?
- OOooouuuiiii ! A SUPER U, il y a plein de vêtements de toutes les couleurs pour les grands'mères ! Il y a même des petits jouets ! C' est bien Super U ! Allez, viens grand'mère ! Et je vais te montrer l' église qui a été cassée par la tempête...

Il me prend la main et me tire en avant... Alors,nous partons tous les deux, l' un suivant l' autre, car le trottoir était un peu étroit.

- Tu crois que c' est le bon chemin ?
- Oui ! Par là, on va à Super U.
- Mais on ne va pas à Super U mon Arnaud !
- Mais Siiii !
- Ecoutes : nous n' avons pas assez de temps, tu comprends ?
- Si Grand-mère, on a le temps ! Ce n' est pas loin !
- Mais nons, mon petit bonhomme, ce n' est pas possible ! Allez, on va faire demi-tour. Tiens ! Elle est par là
l' église ! Tu m' y emmènes ?

Arnaud accepte enfin de faire demi-tour, et nous revenons vers le centre ville.

- Ah oui ! C' est ça la bonne direction, me dit-il, bien content finalement.

Nous marchons d' un pas tranquille, et arrivons, en touristes, sur la place de l' église. Le bâtiment est entouré d' échafaudages et de barrières.

- C' est défendu d' entrer, me dit Arnaud avec gravité, parce que c' est dangereux.
- On retourne vers le château maintenant ? Solène et Esther ne vont pas tarder à sortir...

Dans le hall du château, un grand tableau, à la mémoire des soldats de 14-18 occupe tout un pan de mur.
On y voit notament un "Poilu", en capote bleu-horizon, grandeur nature.

- Regarde, Grand'mère : un chevalier !
- Presque mon Arnaud ! En réalité, c' est un soldat du temps de la guerre.
- Ce n' est pas un soldat, c' est un militaire !

Cette rectification apportée avec force et conviction ne reçut pas de contradiction...
Nous avons grimpé en silence le grand escalier, pénétré dans la salle où nous avons sagement attendu
l' ouverture de la porte qui ferait apparaître nos deux danseuses...
Nous sommes rentrés tous les quatre, par le chemin des écoliers, le chemin des chevaliers...
Sur les traces des ponts-levis imaginaires qu' Arnaud recréait pour ses soeurs...








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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 15:21

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 15:34

"TAMILESPATOFEU " ???.

 "TAMILESPATOFEU " ???.
Mercredi soir, 19 heures...

Question existentielle :
"TAMILESPATOFEU" ?????...

Et c' est comme ça qu' est née l' idée de cet article...


Economique, facile à cuisiner et toujours un plaisir, un plat de spaghettis est un vrai festin, mais attention...il peut aussi se transformer en pâtée. C'est tout un art, cuire les pâtes.


# Posté le mercredi 11 novembre 2009 13:18

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 14:33

Soldat de 14-18 : il s' appelait JEAN, et allait devenir mon père...

Soldat de 14-18 : il s' appelait JEAN, et allait devenir mon père...
.
Tous les 11 novembre, je pense tout spécialement à mon père.
Il nous a souvent raconté ses souvenirs de guerre, à nous, ses enfants ...
Nous l' écoutions avec attention et admiration...
Enfants, nous ne nous rendions pas compte du drame que cela avait été, pour lui, et tous les autres...
Il était notre Héros.
Ses récits débutaient souvent par cette phrase, devenue légendaire :

- "C' était sur la route de Bapeaume"...

D' abord muté dans la Cavalerie, il s' est retrouvé dans les tranchées, et est monté au front pour la première fois, le jour de ses 20 ans : le 20 novembre 1914.
... mille et mille péripéties, mille et mille détails que je garde dans ma mémoire...

Il a été blessé en Champagne, et fait prisonnier.
Il s' est retrouvé en Allemagne, dans une ferme, où il était bien traité.
Mais il n' avait qu' une idée : Rentrer en France...
Il s' est donc évadé...
Il a été repris...
Et ceci 5 fois...

La dernière fois, il a été "mis" en forteresse, tout seul, dans une cellule...
"Avec une soupe tous les 4 jours"...

Le 11 novembre 1918, il était là, dans sa cellule...
Quand soudain, la porte s' est ouverte brutalement...
Et puis plus rien...le silence.
Il a pensé :
"On vient me chercher pour me fusiller"...
Ne voyant rien venir... il s' est approché de la porte, est sorti dans le couloir... désert...
Tout à coup un soldat français, surgissant dans ce couloir, est passé devant mon père en courant, et lui a dit :
"Qu' est-ce que tu "fous là "???!!! La guère est finie !!!...."

Abasourdi, n' en croyant pas ses oreilles, ni ses yeux, ni rien... il s' est mis à courir, lui aussi...

- C' est ce qui s' est passé pour lui, le 11 novembre 1918.

Ses parents n' avaient pas de nouvelles depuis longtemps, et le croyaient mort..
Il est revenu... En le voyant, sa mère s' est évanouie...
Il avait un surnom, mon père : ses amis l' appelait "La Butte"... parce qu' il était né à Paris, et qu' il habitait la Butte Montmartre.

Il avait eu pour instituteur, le père du peintre Poulbot, qui venait souvent dans son école pour "croquer" les petits gamins de Paris, qui l' ont tant inspiré dans ses célèbres dessins.

Il était le seule parisien dans un régiment de bretons (je n' ai jamais su pourquoi...) : le 118ème régiment
d' Infanterie.

Mon père nous a quitté le 31 janvier 196I, après avoir été malade pendant plusieurs longues années.
Le docteur qui le soignait a dit qu' il avait une constitution pour devenir centenaire, mais les souffrances endurées pendant la guère (le gazage, surtout) l' avaient énormément affaibli).

C' était mon héros.




# Posté le mercredi 11 novembre 2009 08:51

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 12:51

"L' univers m' embarrasse, et je ne puis penser que cette horloge existe et n' ait point d' horloger "- Ce texte magnifique vient du très beau blog de Jessybird -

"L' univers m' embarrasse, et je ne puis penser que cette horloge existe et n' ait point d' horloger "- Ce texte  magnifique vient du très beau blog de  Jessybird -
Voici une très belle réflexion de Doris Lussier :

"L'univers m'embarrasse et je ne puis penser que cette horloge existe et n'ait point d'horloger."

Je n'ai qu'une toute petite foi naturelle, fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète.
Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu'à une certitude.
Mais voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison, il m'apparaît irrationnel, absurde, injuste et contradictoire que la vie humaine ne soit qu'un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.

Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière, et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clarté, de si riches espérances et de si douces affections.

Il me parait répugner à la raison de l'homme autant qu'à la providence de Dieu que l'existence ne soit que temporelle et qu'un être humain n'ait pas plus de valeur et d'autre destin qu'un caillou.

Mourir, c'est savoir, enfin.
Sans l'espérance, non seulement la mort n'a plus de sens, mais la vie non plus n'en a pas.

Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté,
c'est que, pour moi, mourir, ce n'est pas finir, c'est continuer autrement.
Un être humain qui s'éteint, ce n'est pas un mortel qui finit, c'est un immortel qui commence.
Mourir au monde, c'est naître à l'éternité.
Car la mort n'est que la porte noire qui s'ouvre sur la lumière.
La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle.
Il n'y a qu'une chose qui peut justifier la mort.... C'est l'immortalité.

Mourir, au fond, c'est peut-être aussi beau que de naître.
Est-ce que le soleil couchant n'est pas aussi beau que le soleil levant ?
Un bateau qui arrive à bon port, n'est-ce pas un événement heureux ?

Et si naître n'est qu'une façon douloureuse d'accéder au bonheur de la vie,
pourquoi mourir ne serait-il pas qu'une façon douloureuse de devenir heureux ?

La tombe est un berceau. Et le dernier soir de notre vie temporelle est le premier matin de notre éternité

# Posté le mardi 10 novembre 2009 15:40

Modifié le mardi 10 novembre 2009 16:04

952

952



Je viens de faire un tour avec Chupa.
bottes aux pieds et grosse doudoune..
Il ne pleut pas, mais il broussine...
(O Prévert : "Les feuilles mortes se ramassent à la pelle"...)
Enfin, chez nous, c' est avec un rateau aux dents bleues...

ça fait du bien de rentrer à la maison.

Gens des villes,
Il est des jours où je vous envie un peu ... !
(lol)

# Posté le mardi 10 novembre 2009 05:52

Modifié le mardi 10 novembre 2009 06:25

J' aime tellement les citations de June ! Je ne résiste pas à l' envie de vous communiquer celle reçue aujourd' hui...

J' aime tellement les citations de June ! Je ne résiste pas à l' envie de vous communiquer celle reçue aujourd' hui...




«Un bonheur que rien n'a entamé succombe à la moindre atteinte ;
mais quand on doit se battre contre les difficultés incessantes,
on s'aguerrit dans l'épreuve,
on résiste à n'importe quels maux,
et même si l'on trébuche,
on lutte encore à genoux.»
(Seneque)...

# Posté le lundi 09 novembre 2009 14:48

Une vue de Tours (déserte, aujourd' hui...)

Une vue de Tours (déserte, aujourd' hui...)
C' est la très jolie place Plumereau....

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 14:36

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 15:37

Pour bien soigner les cyclamens qui vivent à la maison...

les cyclamens aiment les expositions claires et plutôt fraîches dans les maisons. De ce fait, les plantes se sentent également bien dans des cages d'escalier, des entrées ou des chambres à coucher. Température idéale 13 à 17°C.
* arrosez de façon modérée et régulière au bord du pot, jamais sur le bulbe, 2 à 3 fois par semaine selon la température et la taille du pot.
* l'eau stagnante est préjudiciable pour les racines. Il est préférable de jeter l'eau qui n'a pas été absorbée une demi-heure après l'arrosage. Bien souvent des tiges molles et recourbées sont le signe d'un arrosage excessif plutôt que de sécheresse. Il est bon de vérifier que le substrat reste toujours légèrement humide (pensez aux conditions naturelles d'un cyclamen vivant en sous-bois et non en piscine) !."
Voilà ! C' est tout simple !
Pour bien soigner les cyclamens  qui vivent à la maison...

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 15:30